A PHP Error was encountered

Severity: 8192

Message: Non-static method HTML::cssLinkTag() should not be called statically, assuming $this from incompatible context

Filename: libraries/Rapyd.php

Line Number: 286

A PHP Error was encountered

Severity: 8192

Message: Non-static method HTML::javascriptLinkTag() should not be called statically, assuming $this from incompatible context

Filename: libraries/Rapyd.php

Line Number: 291

A PHP Error was encountered

Severity: 8192

Message: Non-static method HTML::javascriptLinkTag() should not be called statically, assuming $this from incompatible context

Filename: libraries/Rapyd.php

Line Number: 291

A PHP Error was encountered

Severity: 8192

Message: Non-static method HTML::javascriptTag() should not be called statically, assuming $this from incompatible context

Filename: libraries/Rapyd.php

Line Number: 296

A PHP Error was encountered

Severity: 8192

Message: Non-static method HTML::cssTag() should not be called statically, assuming $this from incompatible context

Filename: libraries/Rapyd.php

Line Number: 300

Magazine Diplomat Investissement - Visite historique: Hollande-Castro : ce qu'ils se sont dit !

Visite historique: Hollande-Castro : ce qu'ils se sont dit !

Visite historique: Hollande-Castro : ce qu'ils se sont dit !

Sur les tables dressées, sous les tentes blanches, sont disposés des verres et des coupes : cocktails de Havana Club ou champagne, au choix. Le soleil cogne sur la pelouse de la résidence de France à Cuba. François Hollande est attendu à 15 heures, dans le cadre de ce déplacement historique - le premier d'un président français, il ne le répétera jamais assez. C'est pourtant Ségolène Royal qui se présente sur la terrasse de la jolie bâtisse de style colonial, pour accueillir, à la demande du président, les expatriés français, tous sur leur 31 pour l'occasion.

Si François Hollande accuse finalement plus d'une heure de retard, c'est parce qu'il a rencontré Fidel Castro. Il était accompagné pour ce moment historique de son conseiller diplomatique Jacques Audibert et de Jean-Pierre Bel, son ami et envoyé spécial en Amérique latine. Fidel Castro, de son côté, était entouré de son épouse, de ses garçons et même de son arrière-petit-fils. Un entretien que l'Élysée a tout fait pour garder secret jusqu'à la dernière minute, de peur que le Líder Máximo annule. Finalement, personne n'a lâché l'info et le chef de l'État a pu rencontrer cette figure historique, "mythique" même, pour Ségolène Royal. En attendant François Hollande, la ministre de l'Écologie insiste : "C'est un mythe, c'est plus fort que politique." La ministre de la Justice, Christiane Taubira, qui se prête à une séance photo avec les invités, estime, elle, que cette rencontre avec Fidel Castro "est la moindre des choses" : "Derrière la dimension politique inévitable, c'est une marque de respect vis-à-vis du peuple cubain."

"Il faut tout faire pour éviter la guerre" (Castro)

Finalement, François Hollande arrive, et au micro, il explique : "Je voulais avoir ce moment d'Histoire. C'est l'histoire de Cuba, et c'est l'histoire du monde !" À l'issue de ce petit discours et après un court bain de foule, il se confie plus longuement aux journalistes présents. "Fidel Castro a souhaité me rencontrer, et c'était une volonté aussi partagée", raconte-t-il. "Quel que soit ce qu'on peut penser de ce qu'il a fait, il est dans l'Histoire. C'est aussi par respect du peuple cubain que j'ai voulu le rencontrer."

Point de rétrospective historique au menu de la conversation, même si Fidel Castro a "parlé du blocus et des conséquences sur Cuba", et "de la guerre en disant : il faut tout faire pour éviter la guerre". Celui qui a abandonné la gestion de l'État cubain en 2006 à son frère Raul s'est montré très bavard : "Il a une conversation très facile", estime François Hollande. "J'étais vraiment surpris qu'il soit aussi au fait des questions d'actualité", ajoute le président, qui confie encore que "les questions d'alimentation" passionnent son interlocuteur.

"Maintenant, vous allez passer devant le tribunal de l'Histoire !"

En revanche, la question des droits de l'homme n'a de toute évidence pas été au centre de la conversation. "Je lui ai dit que l'on savait quelle était sa place dans l'Histoire, et qu'une partie de la France avait regardé quelquefois avec ferveur, quelquefois avec critique la révolution cubaine et ce qui s'était produit", assure toutefois le président français, que personne ne peut suspecter d'avoir admiré outre mesure Fidel Castro. Image title

La veille de la rencontre, Reporters sans frontière a exhumé une tribune de François Hollande publié dans Le Nouvel Observateur en 2003. Le premier secrétaire du PS de l'époque s'indignait devant les "inhumanités injustifiables du régime castriste", qui bénéficiait de "l'arsenal complet d'une dictature". Mais c'était il y a douze ans et, désormais, Fidel Castro est "un homme âgé", François Hollande dixit. Lorsqu'on lui demande s'il a pu aller plus loin dans la conversation sur les dérives du régime qu'il dénonçait, il rétorque : "Non, une fois que l'on a dit ça, on ne peut pas lui dire : bon, maintenant, vous allez passer devant le tribunal de l'Histoire !" .

Hollande grille la politesse à Obama

Une double consécration pour François Hollande. C'est la première fois depuis l'indépendance de l'île en 1898 qu'un chef d'État français s'y rend. Et il est également le premier chef d'État à rencontrer l'ancien homme fort du pays, âgé aujourd'hui de 88 ans, depuis la mort de Hugo Chavez, son meilleur ami sur le continent.

Le président français grille également la politesse à Barack Obama qui a annoncé le 17 décembre dernier qu'il promettait de rétablir leurs relations diplomatiques et de se lancer dans une coopération économique. L'Élysée assure que la visite a été décidée avant le dégel historique des relations entre Cuba et les États-Unis. La France fera son possible pour contribuer à ce que "l'ouverture puisse être confirmée, que les mesures qui ont tant nui au développement de Cuba puissent être enfin annulées, supprimées", a déclaré le président en désignant l'embargo américain qui pénalise l'économie de l'île depuis 1962. Une rencontre historique dont François Hollande espère tirer profit sur la scène politique intérieure en redorant son blason auprès de la gauche de sa gauche.