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Magazine Diplomat Investissement - Québec : le patron de presse Péladeau devient le chef de file des indépendantistes

Québec : le patron de presse Péladeau devient le chef de file des indépendantistes

Québec : le patron de presse Péladeau devient le chef de file des indépendantistes

Pierre-Karl Péladeau, propriétaire du puissant groupe de télécommunications et de médias Québecor, a été élu vendredi 15 mai chef du Parti québécois (PQ) avec l'objectif, une fois au pouvoir, de mettre en oeuvre son projet pour l'indépendance de la province francophone canadienne.

Le 8e chef du PQ a recueilli 57,6% des votes des militants au premier tour du scrutin, devançant nettement les deux autres candidats, Alexandre Cloutier (29,2 %) et Martine Ouellet (13,2%), a annoncé le parti vendredi dans la soirée.   

Dans son discours de victoire, le nouveau chef a déclaré qu'il s'était engagé sur un chemin qu'il suivra « dans le plus grand respect de mes prédécesseurs, autant chefs du Parti québécois que les centaines de ministres, les dizaines de milliers de militants, les centaines de milliers de sympathisants et les millions de Québécois et de Québécoises qui ont voté oui [aux référendums] ».

« Jamais je n'aurais pensé être aussi fier en ce jour du 15 mai 2015. » — Pierre Karl Péladeau

M. Péladeau a souligné la valeur de ses adversaires dans cette course, notamment Bernard Drainville pour ses qualités exceptionnelles de tribun, Martine Ouellet pour sa puissance de conviction et Alexandre Cloutier pour ses capacités de rassembleur.

Le nouveau chef a ensuite rapidement enchaîné au sujet de la souveraineté. 

Il s'est adressé aux centaines de milliers de souverainistes qui ont tourné le dos au Parti québécois pour leur assurer « que tous les projets de société seront réalisables lorsque nous aurons un seul État et que nous serons entièrement maîtres de notre destinée ».

« Nous n'accepterons pas une constitution négociée derrière des portes closes. Pas plus que nous n'accepterons d'abandonner notre modèle québécois qui nous aura permis de nous hisser dans le palmarès de tête des nations les plus justes et les plus équitables. Nous n'accepterons pas non plus de disposer de nos joyaux collectifs comme Hydro-Québec pour satisfaire quelques économistes et idéologues néo-libéraux », a-t-il déclaré devant les militants.

Il s'est par la suite adressé aux anglophones, aux Canadiens et aux Nord-américains en général. « Dans le respect de la démocratie et de la loi, nous voulons avoir notre propre pays et pouvoir en profiter. Nous voulons donner les meilleures opportunités possible à notre peuple, et nous voulons vivre heureux et en paix », a-t-il déclamé en anglais.

« Notre projet n'est contre personne, ni contre quoi que ce soit, il est pour le peuple du Québec. »

Milliardaire à la tête d’un empire de presse

« Nous voulons faire de Québec un pays, notre pays », a lancé M. Péladeau devant les cadres et des militants enthousiastes. M. Péladeau succède à Pauline Marois, l'ancienne première ministre du Québec battue sèchement aux élections législatives en avril 2014 par le Parti libéral du Québec de Philippe Couillard qui dirige depuis le gouvernement de la province. Mme Marois avait dès sa défaite remis son mandat de cheffe du PQ qui a donc mis plus d'un an à organiser sa succession.

Dans un discours résolument souverainiste, Pierre-Karl Péladeau a expliqué aux Canadiens anglophones que l'objectif des Québécois n'était pas d'arriver à l'indépendance contre eux mais de vivre en harmonie. « Notre projet n'est pas contre les Canadiens, il est pour les Québécois. Nous voulons avoir et jouir de notre propre pays », a-t-il ajouté en s'exprimant en anglais.

A 53 ans, Pierre-Karl Péladeau, souvent appelé PKP, détonne par son profil dans les rangs indépendantistes, un parti où les membres sont plus proches des idées socio-démocrates et souvent issus de la classe moyenne.

Milliardaire et ancien chef d'entreprise, il s'est souvent affronté aux syndicats en raison de ses méthodes musclées au sein de son empire de presse. En se lançant en politique, PKP a quitté toutes ses fonctions exécutives dans le groupe Québecor tout en restant le principal actionnaire.

Entrée tonitruante en politique

C'est le poing levé qu'il haranguait une poignée de militants en mars 2014 en rejoignant le Parti Québécois, en leur lançant son ambition, « Faire du Québec un pays ! ». Cette entrée tonitruante en politique, aux côtés de Pauline Marois, a été généralement interprétée comme le tournant d'une campagne où les libéraux ont joué des divisions au sein du PQ sur l'opportunité d'un troisième referendum pour l'indépendance, après les deux échecs de 1980 et 1995.

Alexandre Cloutier, 37 ans, avocat de formation, avait reçu le soutien de quelques cadres parmi les plus jeunes du parti. Il a été élu député pour la première fois et 2007 et avait fait partie du gouvernement de Mme Marois en 2012.

Egalement ministre du gouvernement indépendantiste, Martine Ouellet, 45 ans et ingénieure de formation, a réalisé un score modeste d'autant qu'avec le retrait de trois autres candidats, elle espérait pousser PKP à un second tour.