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Magazine Diplomat Investissement - Léon Kengo wa Dondo

Léon Kengo wa Dondo

Léon Kengo wa Dondo

Le Président du Sénat, ou l’homme de la rigueur comme l’ont surnommé depuis plusieurs années ses compatriotes, Léon Kengo wa DONDO est devenu avec la 3ième République le « gardien du temple de la démocratie congolaise». De la rigueur dans la gestion de la chose publique, il en a à revendre certes, par ce qu’il ne cesse de le démontrer. Rigoureux dans les débats, très soucieux du travail bien fait, le président de la Chambre haute du Parlement congolais distille à chacune de ses prestations au sein de l’Hémicycle sa longue expérience dans l’arène politique. Homme de principe, Léon Kengo à toujours prôner un État de droit dans lequel règne la primauté du droit et un État dans lequel les gouvernants et les gouvernés sont tous soumis au droit sans discrimination. Il a démontré son leadership dans sa capacité de mobiliser les énergies des autres autour d’un idéal et de conduire le groupe vers le progrès. Certes, il n’a pas la tâche facile dans un Sénat hyper intellect et suffisamment doté d’un personnel expérimenté : quatre anciens Premiers ministres, deux anciens Procureurs Généraux de la République, quatre anciens ministres des Affaires étrangères, plusieurs ex-Ministres, plusieurs professeurs d’université et autant de Conseillers spéciaux des chefs d’État etc. Il faut avoir des reins solides et être un véritable vertébré comme Léon KENGO pour être maître de la police des débats et satisfaire les envolées oratoires des uns et des autres.

Diplomat Investissement : Honorable Président, pouvez-vous nous expliquer le fonctionnement du Sénat congolais ?

Honorable Léon KENGO wa DONDO : La Constitution de la République Démocratique du Congo a institué un pouvoir législatif exercé par un Parlement composé de deux chambres dont le Sénat. Le Parlement vote des lois, contrôle le Gouvernement, les entreprises publiques ainsi que les établissements et les services publics. Chacune des Chambres jouit d’une autonomie administrative et financière et dispose d’une dotation propre. Le Sénat est composé de 108 membres élus au suffrage indirect par les Assemblées provinciales. Actuellement, ces Assemblées sont au nombre de onze. Mais, pour tenir compte du découpage territorial décidé à l’article 2 de la Constitution, la loi électorale de 2006 a prévu l’organisation des élections du Sénat dans le cadre des anciens districts.

De sorte que, en pratique, les 108 Sénateurs actuels ont été élus sur la base des anciens 25 districts, lesquels deviendront bientôt, avec la ville de Kinshasa, des provinces. C’est une Chambre dirigée par un bureau composé de 7 membres. Son fonctionnement quotidien est assuré à travers d’autres structures et services qu’il serait fastidieux de citer ici.

Vous êtes à la tête du Sénat depuis 2007. Quel bilan en tirez-vous ?

Il m’est difficile d’établir un bilan de l’action du Sénat à mi-parcours. Néanmoins, je peux vous dire que beaucoup de lois ont été adoptées et des contrôles exercés. Nous nous sommes toujours efforcés, le Bureau et moi, à nous atteler à remplir la mission que le constituant nous a confiée.

D’après des observateurs étrangers, le Sénat congolais figure parmi les 15 meilleurs au monde en termes de qualité de débats, des échanges démocratiques, de la performance, de la contribution à l’édification de la nouvelle démocratie et de l’efficacité. A quoi attribuez-vous ces succès ?

Merci de cette affirmation. Je crois qu’à ce jour, chaque citoyen comprend que le plus important demeure les intérêts du Pays qu’il faut à tout prix sauvegarder malgré les divergences politiques, idéologiques qui peuvent exister. Le Sénateur n’étant pas étranger à cette réalité, il se propose de conduire le débat démocratique dans un esprit empreint de cordialité et de responsabilité. C’est peut-être ça qu’on appelle « qualité de débats ».

Depuis votre élection à la tête du Sénat congolais, quelles sont les actions ou lois qui ont été menées pour la consolidation de la paix, de la stabilité, de l’Etat de droit et de la démocratie ?

Elles sont nombreuses mais je crois sincèrement que les lois portant statut de l’opposition politique, financement des partis politiques, mise en œuvre de la décentralisation, réforme de la justice et de l’armée, contribueront largement à la consolidation de la paix, de la stabilité, de l’Etat de droit et de la démocratie.

Dans le cadre de la gestion saine de l’économie, de la lutte contre la corruption et de l’amélioration du climat des affaires en RDC. Quelles sont les lois qui ont été adoptées dans ce sens pour rassurer les partenaires extérieurs ?

Il y a la loi autorisant l’adhésion de la RDC à l’OHADA, la loi relative aux marchés publics, les lois sur le nouveau registre du commerce et la publication des actes au Journal Officiel et bientôt l’institution de la Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA) dans le système fiscal congolais en remplacement de l’impôt sur le Chiffre d’Affaire (ICA). Ces lois rassureront les partenaires extérieurs à venir investir au Pays et ainsi contribuer à la résorption du chômage et au renflouement de la caisse du Trésor Public par le paiement de leurs impôts et autres taxes.

Honorable Président, la RDC célèbre cette année le 50ème anniversaire de son indépendance. Quel bilan faites-vous de ses 50 ans et quelle action votre Institution pourra-t-elle faire engager le pays vers un nouveau départ ?

Le bilan de ces 50 ans est très mitigé tant sur le plan économique, politique que social. Le Sénat est l’émanation des provinces. L’institution que je dirige fera tout son possible pour amener les Autorités à accorder une attention aux provinces. Elle veillera, en partenariat avec les Institutions du système des Nations Unies telles que le PNUD, à la formation et à l’encadrement des élus provinciaux pour les amener à remplir correctement leurs rôles dans le cadre de la décentralisation. Il y a beaucoup de choses à faire, mais je me limite à celles-là.

Comment voyez-vous l’avenir de la RDC et quel message souhaiteriez-vous adresser aux milieux financiers et aux investisseurs étrangers ?

Je demanderai à mes compatriotes de ne pas céder au découragement. Comme je l’ai fait dans mon discours de rentrée parlementaire de mars 2010, je continue à encourager le Gouvernement à conclure avec le FMI des accords pour l’effacement de la dette afin de bénéficier des avantages de l’initiative PPTE. Ce programme permettra au Gouvernement d’affecter la dette remise au financement de l’agriculture, de la santé, de l’éducation, bref à l’amélioration des secteurs vitaux pour le développement. Aux investisseurs étrangers, je demande de faire confiance à notre pays, au vu des efforts entrepris dans l’amélioration du climat des affaires grâce au vote et à la promulgation des lois ci hauts évoqués.