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Magazine Diplomat Investissement - Warren Buffett

Warren Buffett

Warren Buffett

Warren Buffett (né le 30 août 1930 à Omaha) est un homme d'affaires et investisseur américain. Surnommé « l'oracle d'Omaha », il fait partie des hommes les plus riches du monde depuis le début du XXIe siècle.

En mars 2008, avec une fortune évaluée à 65 milliards de dollars américains, il était considéré comme l'homme le plus riche au monde selon le classement annuel du magazine Forbes. En 2011, toujours d'après le même classement, sa fortune est estimée à 50 milliards de dollars américains, ce qui en fait le troisième homme le plus riche du monde. En 2012, encore d'après le magazine Forbes, sa fortune est estimée à 44 milliards de dollars ce qui le classe au troisième rang de la liste des milliardaires du monde derrière Bill Gates. En 2013, toujours d'après le magazine Forbes, il se classe quatrième, après Amancio Ortega, avec une fortune estimée à 53,5 milliards (9,5 milliards de plus par rapport à 2012). En 2014 d'après le classement Bloomberg des milliardaires, c'est un chiffre de 73,8 milliards (une progression de 13 milliards) qui est annoncé, ce qui le place en deuxième place de la liste (entre B. Gates et C. Slim) des plus grosses fortunes.

Cinquante ans après, la recette de Warren Buffett pour investir n’a pas pris une ride

L’assemblée générale de Berkshire Hathaway a toujours revêtu pour les actionnaires un côté mystique, une sorte de grand-messe de l’investissement à la gloire de son pape : Warren Buffett. Ce côté culte était encore plus prégnant encore, samedi 2 mai, dans la mesure où la société d’investissement fête cette année son demi-siècle. « Cinquante ans d’un partenariat fructueux », promettait l’affiche du show.

Sur ce point précis, Berkshire Hathaway n’a pas survendu sa performance, qui a été sur la période de 2 850 000 %. Un résultat, qui fait aujourd’hui de Berkshire Hathaway l’une des plus grosses entreprises du monde grâce à des participations dans une multitude de groupes, allant de Coca-Cola à American Express en passant par IBM, présente dans les assurances comme dans le transport ferroviaire ou l’énergie, pour une capitalisation qui dépasse 354 milliards de dollars (316 milliards d’euros). Les résultats du premier trimestre publiés la veille n’ont fait que confirmer que la recette continue à fonctionner avec un profit opérationnel en hausse de 20 % et un chiffre d’affaires en progression de 7 %.

40 000 actionnaires réunis

Mais comme l’on dit dans les mentions légales des documents boursiers : « Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. » Et c’est bien l’avenir qui a été au centre de toutes les préoccupations des 40 000 actionnaires réunis dans le berceau de Berkshire Hathaway : la ville d’Omaha (Nebraska), qui voit ainsi chaque année sa population augmenter temporairement de 10 %.

Mais le culte chez Berkshire Hathaway ne se prend pas au sérieux. Après avoir fait son entrée sur scène sur la chanson de Joe Cocker With a Little Help From My Friends, M.Buffett, 84 ans, a lancé : « Salut, je suis Warren et voici Charlie. Il entend et moi je vois. Nous travaillons ensemble », alors que son vieil acolyte, Charlie Munger, 91 ans, le vice-présidentde la société s’asseyait à ses côtés. Avant ce levé de rideau bien rodé, un film humoristique avait été projeté dans lequel on voyait M.Buffett provoquer le boxeur poids lourd, Floyd Mayweather, qui devait disputer quelques heures plus tard le « combat du siècle » à Las Vegas contre Manny Pacquiao. « Mayweather tu vas aller au tapis ! », lui lance l’octogénaire. « Tu es un homme mort ! », lui rétorque le boxeur, avant que le milliardaire absorbe une gorgée de Coca-Cola dont il détient 9,3 % du capital et se gave de friandises fabriquées par See’s Candy, une autre de ses sociétés.

Mais il n’est pas évident que ce régime d’adolescent soit suffisant pour rassurer les actionnaires sur la succession qui se profile à la tête de Berkshire Hathaway. M.Buffett n’a pas encore désigné celui qui dirigera l’entreprise, mais, dans sa lettre aux actionnaires, le 28 février, Charlie Munger avait partiellement vendu la mèche en lâchant deux noms : Ajit Jain, qui pilote les activités d’assurance au sein du groupe, et Greg Abel, le responsable de la partie énergie.

Les affaires « vont bien » aux Etats-Unis

L’AG n’a pas apporté de nouveau sur ce plan. M. Buffett a simplement rappelé le profil idéal de son successeur : « Je ne mettrai pas à la tête de Berkshire quelqu’un qui n’a qu’une expérience dans l’investissement et aucune expérience opérationnelle », a-t-il souligné.

De l’avenir il a été néanmoins question, lorsqu’un actionnaire a demandé ce qu’il adviendrait si un investisseur activiste s’attaquait à Berkshire. M. Buffett a répondu qu’il n’y aurait intérêt à séparer les différentes entités de la société dans l’espoir de créer plus de valeur pour les actionnaires. « Je pense qu’il est improbable dans le long ou moyen terme que la valeur des parties sera supérieure à la totalité », a estimé M. Buffett, assurant que la valeur de l’entreprise continuerait à croître dans les prochaines années. « Même si tous les activistes se mettaient ensemble, ils ne seraient pas capables de faire beaucoup mieux », a-t-il fanfaronné.

L’investisseur de génie a estimé également que les niveaux atteints actuellement par les indices boursiers n’étaient pas particulièrement inquiétants. Ces niveaux reflètent le fait que les affaires aux États-Unis vont « merveilleusement bien ». Une appréciation qui est intimement liée au niveau des taux d’intérêt aux États-Unis, qui sont proches de zéro depuis 2008. « Si nous continuons avec ces taux d’intérêts, les actions paraissent très peu chères », affirme-t-il.

Rester ouvert

Alors qu’on demandait à M. Buffett s’il pourrait connaître aujourd’hui le même succès s’il repartait de zéro, il a répondu qu’à plusieurs occasions au cours des cinquante dernières années il a eu beaucoup de chance. « Le tout dans le business c’est de rester ouvert aux nouvelles idées qui vous accompagnent ». Puis il a ajouté que si ses plus beaux coups ont été réalisés dans le secteur de l’assurance, dans le cas d’un nouveau départ il devrait aujourd’hui certainement investir dans autre chose.

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Warren Buffett, directeur général de Berkshire Hathaway à Omaha, dans leNebraska

Après six heures d’un feu roulant de questions, à peine interrompu par une pause déjeuner, les 40 000 actionnaires sont repartis une nouvelle fois ravis. Seule la dernière question est restée sans réponse. « Quelle serait la question la plus intelligente que je pourrais vous poser ? », a demandé un homme. « Je ne crois pas que ce soit une très bonne question », a répondu M.Munger. Les deux gourous de l’investissement ont beau faire l’objet d’un culte, ils ne font pas à la fois les réponses et les questions.